Et si nos désirs n’étaient pas le problème, mais le point de départ d’une libération possible ? C’est la question radicale que pose Herbert Marcuse en relisant Sigmund Freud. Là où Freud voyait dans la répression des pulsions une condition nécessaire à toute civilisation, Marcuse y décèle surtout une construction historique — un excès de contrôle propre aux sociétés modernes.
Dans *Eros et civilisation*, il renverse la perspective : et si une autre organisation du monde permettait de réconcilier plaisir et réalité ? Et si le travail, le corps, le désir pouvaient échapper à la logique de domination pour devenir des espaces de création et de jeu ?
Cette exposition explore cette faille ouverte par Marcuse : un endroit où la psychanalyse devient politique, où l’intime rejoint le collectif, et où l’imaginaire n’est plus une fuite, mais une force de transformation. Ici, Eros n’est pas un danger à contenir — il est une promesse.